La compagnie Kelemenis est une compagnie de danse contemporaine, fondée en 1987 par le chorégraphe et danseur Michel Kelemenis, et installée à Marseille depuis 1989.
Danseur et chorégraphe né en 1960, Michel Kelemenis est dès 1983 interprète au sein du Centre Chorégraphique National de Montpellier, dans lequel il écrit ses premières chorégraphies.
À ce jour, plus de 50 pièces ont été créées et diffusées en France et à l'étranger...
Engageant une réflexion sur la nature singulière de l'acte dansé, la nécessité d'une étape accompagnée de mots s'est imposée à Michel Kelemenis.
Elle prend la forme d'une performance où le chorégraphe transmet à un danseur de sa compagnie, ancien danseur de Coline, les enjeux secrets, les pensées et les sentiments qui ont guidé la création et l'interprétation d'un solo écrit pour lui-même, K.danza.
Il ne s'agit pas d'une conférence, mais propos, tentatives, gommages, côtoiements, rapprochements, écoutes... sont mis en lumière par un échange parfois oral, souvent gestuel, du chorégraphe avec le danseur, pour former la mise en tension au plus proche d'un homme qui bientôt, de l'écriture à l'improvisation, nous danse l'essence de ce qui le constitue.
Chorégraphie : M. Kelemenis
Danseurs : M. Kelemenis, C. Ubl
Musique : P. Fénelon
Co-production : Cie Kelemenis - Plaisir d'offrir, 3bisf, Lieu d'arts contemporains, Aix-en-Provence, Athanor, Scène Nationale d'Albi, avec le soutien du Groupe de musique électroacoustique d'Albi / Tarn (GMEA).
Subventions : DGAC de la Ville de Marseille, Conseil Général des Bouches-du-Rhône, Conseil Régional PACA, Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC-PACA, DSU - Politique de la Ville et reçoit le soutien de l'AFAA - Ministère des Affaires Etrangères pour ses tournées à l'étranger.
La compagnie est née de la rencontre de deux danseurs venus des compagnies Traction Avant (Vénissieux) et Culture Street (Valence), Karim Amghar et Olé Khamchanla.
L'identité de la compagnie se forge dans la danse hip-hop enrichie d'une écriture poétique mêlant danse contemporaine, afro, capoeïra, butô ou claquettes...
« Deuxième temps, mémoire », est une suite logique de l'évolution artistique de la compagnie A'Corps.
Depuis 1998, ils ont suivis leurs envies artistiques, toujours en tenant compte de l'évolution de chacun en tant que danseur et chorégraphe.
Forts de leurs expériences en solo ou ensemble, ils oeuvrèrent pour approfondir leur vocabulaire de la danse hip hop et l'emmener dans leur univers spécifique.
« Deuxième temps, mémoire » marque donc le début d'une deuxième étape de travail pour chacun des chorégraphes et pour la compagnie elle-même.
Co-production : Les Rencontres de la Villette, Parc de la Villette / Initiatives d'artistes en danses urbaines (Fondation de France, Parc de la Villette, Fonds Social Européen) / Le train théâtre de Portes les Valence.
Soutien : Ministère de la Culture, DRAC Rhône-Alpes, La Région Rhône-Alpes, Le Conseil Général de la Drôme, ADDIM Drôme, Le Plateau pour la danse de l'Esplanade de St-Etienne, La Ville de Valence, Théâtre de Montélimar, Les Francophonies en Limousin, Rés. au Théâtre du Cloître, Scène Conventionnée de Bellac.
Cie Régis Obadia, Trois, Le Sacre du Printemps Danse contemporaine (durée : 1h15)
Régis Obadia, figure marquante de la danse contemporaine française était accueilli en résidence dans notre ville, en 2005.
Aujourd'hui, il présente deux de ses créations.
« Trois », Création Cadences 2006, explore la danse au féminin ou quandle sensuel et le reptilien bouleversent les sens.
Un hymne à la beauté de ces corps magnifiés dans la grâce, la provocation et l'élévation.
« Le Sacre du Printemps », version Régis Obadia, est né en 2003.
La pièce, qui donne à voir une danse de la séduction où le vacarme descorps et l'exaspération de la chair sont scandés par une musique tellurique aux rythmes proches de l'extase, a reçu le Masque d'Or de Moscou du meilleur spectacle de danse, en 2004.
Dans un espace dépouillé et aride, douze danseurs, six hommes et six femmes, entrent sur scène comme dans une arène pour vous donner à voir un spectacle excessif, une danse de la séduction proche de l'extase.
Régis Obadia, maître de cette discipline depuis presque trente ans, revisite deux ans après l'oeuvre créée en 2003 à Moscou, Le Sacre du Printemps (pour laquelle il a obtenu un « Masque d'Or »). Dans ce ballet avant-gardiste, le printemps est célébré par l'écoulement de sable noir issu d'un mur rouillé, telle une force primitive qui émergerait d'un univers post-industriel dénudé.
Là, sur la scène, les corps affamés répondent à ce décor par un appel au désir et des étreintes furieuses. Un couple émerge de ce chaos et vient rythmer, puis transcender ce vacarme tellurique par une danse à bout de souffle, hachée et charnelle.
Chorégraphie : R. Obadia
Dramaturgie : L. Wiergasova
Interprètes : U. Bachernikova, C. Ferreira da Silva, D. Hussein, E. Kislova, N. Korolichina, V. Musikin, A. Néchaéva, N. Podoshva, D. Panin, A. Patrushev, S. Pignon.
Musique : I. Stravinsky et F. Schubert
Lumière : J. Chatelet
Costumes : L. Wiergasova